Témoignages
Témoignage de Diane :
J’avais besoin de la lecture et de l’écriture pour pouvoir suivre mon cours de conduite et pour pouvoir lire les étiquettes de médicaments et les choses de la vie. C’est mon conjoint qui m’a dit d’aller aux portes ouvertes de l’APAJ. Je suis allée et je suis restée parce qu’il ne sera pas toujours là.
Au début, quand je suis venue à l’APAJ pour la première fois, c’était difficile je me sentais jugée. Après je me suis fait des amis et nous somme une famille. Ils sont à l’écoute des gens et nous sommes bien entourés.
Ce qui a changé dans ma vie depuis que je viens à l’APAJ c’est que je suis plus indépendante, plus fière et à l’aise. J’ai confiance en moi. Maintenant je peux lire les étiquettes de médicaments, les noms de rue et les affaires à l’épicerie !
Témoignage de Claude :
J’ai toujours été dans une classe spéciale, de la toute première année jusqu’à 13 ans, où j’ai décroché vu mes difficultés à lire et écrire. Ça m’a fait peur d’apprendre.
À l’âge adulte, un chef d’équipe où je travaillais m’a dit de faire un X pour signer mon nom. Il a dit devant tout le monde « on va savoir que c’est toi. » Ça m’a fait beaucoup de mal, j’étais prêt à me jeter en bas du pont.
Une lumière s’est allumée devant moi quand une amie m’a parlé de l’APAJ. L’APAJ m’a donné confiance en moi et ouvert les clôtures fermées depuis longtemps.
Depuis que je viens à l’APAJ ça va beaucoup mieux pour lire et écrire. Ça m’a donné une lumière au bout de mon tunnel. Maintenant, je suis fier de moi dans ma vie. Je peux lire les panneaux sur les routes en vélo et je suis devenu bénévole pour Vélo Québec. Ça me donne la fierté et je me sens libre comme un oiseau !
Témoignage de Lucie :
Mes parents étaient cultivateurs, ils n’étaient jamais là. Mes frères étaient des premiers de classe. Et moi ça me décourageait. J’avais pas de mémoire pour retenir. Je me suis ramassée en adaptation scolaire. Et peu de temps après j’ai lâché l’école.
Quand je lisais des gros mots je les imaginais et quand j’écrivais une phrase je faisais au moins 3-4 fautes. Et quand je remplissais des formulaires, j’étais obligé de demander de l’aide. C’est ma fille Liette qui m’a parlé de l’APAJ. Elle m’a dit comment elle a appris. Je me suis inscrite pour mes difficultés à lire et à écrire et à remplir mes formulaires.
J’ai commencé à venir à l’APAJ au Centre des loisirs de St-Valérien et ensuite je suis venue ici à Saint-Hyacinthe. J’ai continué de venir parce que je pouvais lire plus facilement et comprendre mieux l’argent. À l’APAJ ce que j’aime c’est que je peux écrire avec moins de fautes. J’aime la chaleur humaine et c’est comme ma deuxième famille.
Depuis que je viens à APAJ j’ai appris à écrire et à faire beaucoup moins de fautes et être capable de lire des gros mots et remplir des formulaires sans avoir de l’aide. J’ai appris à me débrouiller sur mon ordinateur et à lire les mesures pour pouvoir faire une recette. Même si j’ai encore des difficultés je peux me débrouiller un peu mieux.
J’ai appris à être moi-même et avoir confiance en moi de ne pas être jugée.
